Les textes des vainqueurs

{2018} LETTRE À L’AFRIQUE par Lana NOLLEZ et Lucie THOMAS (collège Pierre de Coubertin, Legé – 44650)

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Peur de marcher dans la rue Peur de se faire agresser
Peur de donner son point de vue Peur de chanter ses pensées

Maintenant on a décidé de ne plus se taire, en effet il y a trop de problèmes sur terre. Mais aujourd’hui le contient qu’on cible c’est l’Afrique à qui on dédicace cette musique.

Le silence lourd pesant sur l’Afrique tout le monde dit faut les aider mais qui agira vraiment ? L’Afrique est belle et elle le restera. Et sous les bruits de la guerre résonne le son d’un djembé.

Zélie a 13 ans c’est l’âge qu’on a maintenant. Elle rêve d’épouser la liberté mais c’est à un trentenaire qu’elle est fiancée. Sa vie réduite à néant à cause de ses parents. Elle souhaite s’enfuir tout là-bas, dans les dunes du Sahara. Mais elle reste en Algérie, par peur de son futur mari. Dans sa robe blanche elle essuie des larmes en rejetant son voile avec hargne. Devant son pays elle dut dire « oui » …

Crainte de se faire violer
Crainte de porter cette robe blanche Crainte qu’on nous vole notre liberté Crainte que sa vie ne flanche

Bao est l’aîné de 7 enfants, et il a 8 ans. Sa mère est partie, victime de cette maladie. Avec un père qui boit pour oublier son désarroi, Bao doit travailler, en ramassant des déchets. Il n’en peut plus de ce travail cela fait déjà 4 ans. Il rêve de voyager, loin de ce bidonville, de ces maisons de tôles, a la recherche d’une vie plus drôle. Parfois il souhaite sauter de là-haut, et voler comme un oiseau.

Tant de pauvreté
Tant de bidon-ville
Tant de gosse qui doivent travailler Tant de mort sur les bords du Nil

Lily voulait devenir médecin pour sauver sa maman qui en avais vraiment besoin. Elle était amoureuse et son souhait était d’être heureuse. Mais la vie en décida autrement. Elle suivit son amant, et succomba au sida. Elle laissa derrière elle, 8 frères et sœurs qui avaient besoin d’elle. L’hôpital, impuissant, face à la maladie qui lui détruirais la vie.

Fin de cette carrière tant rêver Fin de cette douleur
Fin de ces 17 années
Fin de tous ces pleurs

Mineur enrôlé dans une guerre qui n’est pas la sienne, il vacille touché par une balle son corps entassés parmi les autres enfants soldat manipulé par l’état.

Dave et Salina sont des jumeaux éthiopiens. Tous deux veulent devenir écrivains. Dave étudie à l’école du village pendant que Salina doit rester faire le ménage. Révoltés par tant d’injustice, Dave apprends à sa sœur ce qu’il a appris jadis, pendant parfois des heures. Salina rêve de banc en bois, de tableau noir, de cours d’histoire.

Mais elle reste là, face à cette loi, et apprends à compter sur ses doigts. Salina ne sera jamais écrivaine.

Vies ratées
Vie détruite
Vie sans égalité
Vie qui nous a posé des limites

Ils accourent, bombes a la tailles, l’esprit déranger par la religion, créant des cimetière a leurs noms, terroristes, partie noir de l’Afrique.

Sally vie en Somali, heureuse et épanoui. Jusqu’à cette nuit ou elle fut tirée de son lit. Elle fut allongée, et déshabiller. Elle cria, appela sa famille au secours quand elle vit que c’était son père et sa tante qui la tenais. Sa mère lui disait de ne pas s’inquiéter, en empêchant une larme de couler. Sally a ressenti une douleur, et compris avec horreur. Plus jamais elle ne pourrait courir, sauter, et monter à cheval. Elle garda le silence sur cet acte de violence.

Sentiment de perdre pied Sentiment de trahison
Sentiment de ne pouvoir se relever Sentiment d’être en prison

Ibrahim rentrait tard ce soir-là, et se dirigea vers son village sans se douter du danger. Il vit avec effroi, sa famille attachée, pieds et mains lié. Des européens, armes à la main, les faisait marcher, vers leurs bateaux amarrer. Il savait que sa famille et lui allaient être séparer. Il entendait les cris, les pleurs de sa petite sœur. Il restait caché, bien après leurs départs, n’arrivant pas à se relever. Des vendeurs d’esclaves, voilà ce que ces hommes étaient.

Européens qui mentent
Européen qui trompe
Européens sans cœur
Européen sans honte
Au Yemen les enfants se baignent dans des bains de sang…
Zélie, Bao, Sally, Dave, Lily, Ibrahim et Salina, ne sont que 7 dans notre texte, mais en réalités, ils sont des milliers. Une seule question nous trotte en tête ; pourquoi toute ces horreurs ?? Nulle n’a la réponse mais chacune des personne présente dans cette pièce est coupable. Vous comme nous.

Le sang, partout, sur les corps, à terre, leurs cris, à l’aide à jamais invisible, la panique dans leurs yeux, les coups douloureux, la honte, la peur, leurs sourires, disparue, remplacé, par des larmes, comment s’en sortir ? Condamné à périr, leurs cris, leurs cris, on fait semblant, de ne pas les entendre, comme toujours, on obéit à la règle respectant les règlements, pensez-vous que cette vie soit celle dont vous avez rêvé ? S’enfuir, s’enfuir, les rêves, la sueur, chacun de ces coups, résonne dans ma tête, je cours, je cours, a l’aide, a l’aide, le sol tremble, sous les pas des mercenaires, résignation, souhaitant le mort, pleurant, en silence, subissent, injures, maladies, partout, richesse, nulle part, sauf dans les poches, des blancs, et des hommes d’affaires. Au Yémen les enfants se baignent dans des bains de sang, Aujourd’hui j’ai peur que mes enfants vivent dans un monde pollué par la cruauté des hommes.

Les textes des vainqueurs

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